Panne Cloudflare – Novembre 2025

Introduction

La migration vers le cloud est aujourd’hui un levier stratégique pour les entreprises.
AWS, Microsoft Azure et Google Cloud Platform offrent une flexibilité, une scalabilité et une résilience inégalées.

Mais une idée reçue persiste :
« Si c’est dans le cloud, c’est sécurisé. »

En réalité, le cloud fonctionne selon un modèle de responsabilité partagée.
Les fournisseurs sécurisent l’infrastructure.
Les entreprises, elles, restent responsables de la configuration, des accès, des données et des usages.

Et dans 80 % des incidents cloud, le problème ne vient pas du fournisseur…
Il vient d’une erreur humaine, d’une mauvaise configuration ou d’un manque de gouvernance.

Voici les erreurs les plus fréquentes observées sur AWS, Azure et GCP et comment les éviter.

Gestion des identités et des accès (IAM) mal maîtrisée

L’IAM est la colonne vertébrale de la sécurité cloud.

Erreurs fréquentes :

  • Attribution de rôles trop permissifs (Administrator Access, Owner global)

  • Non-respect du principe du moindre privilège

  • Comptes partagés entre plusieurs utilisateurs

  • Clés API exposées dans le code source ou jamais renouvelées

Risques :

  • Escalade de privilèges

  • Compromission totale de l’environnement

  • Attaques automatisées via clés exposées

Bonnes pratiques :

  • Appliquer strictement le Least Privilege

  • Utiliser des rôles temporaires (STS, Managed Identity, Workload Identity)

  • Mettre en place la rotation automatique des secrets

  • Activer l’authentification multi-facteurs (MFA)

Ressources exposées publiquement par erreur

Pour être valide au sens du RGPD, le consentement doit être :

  • Libre

  • Spécifique

  • Éclairé

  • Univoque

Les pratiques comme :

  • les cases pré-cochées,

  • les consentements implicites à l’installation,

  • ou les refus difficilement accessibles,

ne sont pas conformes.

L’utilisateur doit pouvoir accepter ou refuser librement, mais aussi modifier son choix à tout moment, sans pénalisation de l’expérience globale.

3. Chiffrement absent ou mal configuré

Le chiffrement est souvent disponible… mais mal utilisé.

Erreurs :

  • Données stockées sans chiffrement

  • Mauvaise gestion des clés KMS

  • Clés partagées entre dev et prod

Risques :

  • Données exploitables en cas d’intrusion

  • Non-conformité RGPD / ISO 27001

Bonnes pratiques :

  • Activer le chiffrement au repos ET en transit

  • Utiliser des solutions gérées (KMS, Key Vault)

  • Séparer strictement les environnements

Manque de monitoring et de journalisation

Sans visibilité, il n’y a pas de sécurité.

Erreurs :

  • Logs désactivés

  • Absence d’alertes critiques

  • Journaux non centralisés

Conséquences :

  • Détection tardive

  • Incapacité d’investigation post-incident

Bonnes pratiques :

  • Activer CloudTrail, Azure Monitor, Cloud Audit Logs

  • Centraliser via un SIEM

  • Mettre en place des alertes sur événements sensibles

Vulnérabilités non corrigées

Le cloud ne remplace pas la maintenance.

Erreurs :

  • OS non patchés

  • Images Docker obsolètes

  • Dépendances vulnérables ignorées

Risques :

  • Exploitation de failles connues

  • Compromission rapide

Bonnes pratiques :

  • Automatiser les mises à jour

  • Scanner les images et dépendances

  • Mettre en place une gestion proactive des vulnérabilités

Absence de gouvernance cloud

Un cloud mal structuré devient rapidement incontrôlable.

Erreurs :

  • Environnements dev/test/prod mélangés

  • Pas de politiques globales

  • Multiplication anarchique des ressources

Conséquences :

  • Risque humain accru

  • Difficulté à appliquer des standards de sécurité

Bonnes pratiques :

  • Séparer comptes / projets / abonnements

  • Déployer des policies (AWS SCP, Azure Policy, GCP Org Policy)

  • Utiliser l’Infrastructure as Code (IaC)

Conclusion

WS, Azure et GCP sont hautement sécurisés par conception.
Mais la sécurité réelle dépend de la manière dont vous configurez et gouvernez vos environnements.

La majorité des incidents cloud ne sont pas dus à des attaques sophistiquées.
Ils sont dus à :

  • des permissions excessives

  • une exposition publique involontaire

  • un manque de surveillance

  • une gouvernance absente

La sécurité cloud doit être pensée en Security by Design, automatisée, auditée et intégrée dès le départ.

Chez Cyberka, nous accompagnons les PME et les entreprises dans :

  • L’audit de sécurité cloud (AWS / Azure / GCP)

  • La mise en place d’architectures sécurisées

  • L’automatisation des contrôles

  • La gouvernance et la conformité

Sécuriser le cloud n’est pas une option.
C’est une condition de croissance durable.

Vous voulez savoir si votre environnement cloud présente des failles invisibles ?
Discutons-en.